Pendant longtemps, Annecy était une très petite ville enserrée dans ses murs. Ordres religieux, couvents, monastères y étaient aussi très présents, tant à l'intérieur des remparts qu'à l'extérieur. Dès le XIIe ou le XIIIe siècle, des Cisterciennes s'installent dans l'austère vallon de Sainte-Catherine, au sud d'Annecy, en prolongement des quartiers de La Prairie et de Vovray.
Ainsi va être fondée l'Abbaye Sainte-Catherine du Mont (Semnoz), qui va devenir propriétaire de la plus grande partie des forêts et pâturages du territoire de la paroisse d'Annecy : près de 300 hectares (3 km²), comprenant le vallon et remontant jusqu'au plateau des Puisots via le sentier du Pas de l'Âne.

L'abbaye de Sainte-Catherine du Mont aurait été fondée entre 1179 et 1228, soit avec la construction d'une première chapelle, soit par l'érection en abbaye par Marguerite de Genève, surnommée Béatrix (fille de Guillaume Ier - comte de Genevois) d'un site existant.
Cette princesse aurait amené de Bonlieu(1) les premières religieuses, et aurait destiné l'église qu'elle y fit bâtir à être le tombeau de sa famille, comme l'Abbaye d'Hautecombe allait devenir celui des comtes de Maurienne et de Savoie...

Une contestation de la filiation de l'abbaye se crée dès 1242 : les moniales de Sainte-Catherine du Mont veulent s'émanciper de la filiation à l'abbaye de Bonlieu. Contre paiement d'une rente, Sainte-Catherine du Mont est détachée de son abbaye-mère.


L'abbaye prospère ensuite, au point de fonder deux abbayes-filles à proximité du lac Léman : celle de Bellerive, dans l'actuelle commune suisse de Collonge-Bellerive, et celle du Petit-Lieu, à Perrignier.

Si Sainte-Catherine du Mont jouit au début d'une bonne réputation, au fil des siècles la rigueur moniale se délite quelque peu, provoquant des scandales et des tensions avec les autres ordres présents à Annecy (au sujet des possessions personnelles des soeurs, de l'absence de clôture).

En 1607, âgée de moins de 16 ans, Louise de Ballon prononce ses voeux à Sainte-Catherine du Mont - prenant pour nom de religieuse Thérèse. Mais, bien que simple religieuse sans titre honorifique, elle a la volonté de réformer son ordre ; elle quitte la congrégation en 1622 pour fonder l'ordre des Bernardines réformées...


En 1771, Monseigneur Biord dénonce à l'abbé de Clairvaux le comportement des religieuses de Sainte-Catherine du Mont, qui reçoivent des visiteurs des deux sexes et effectuent de longs séjours hors des murs de l'abbaye. L'abbé en décide la suppression et sa fusion avec celle de Bonlieu(2) le 3 octobre 1772. L'abbaye et ses huit dernières Cisterciennes est donc transférée et fusionnée au centre-ville (sur le site qu'occupe le couvent des Bernardines de Bonlieu depuis 1648) à l'actuel emplacement du centre culturel Bonlieu et du Pâquier.

illustration 1) Plan de l'Abbaye de Sainte-Catherine du Mont d'après le cadastre de 1732
En orange, les vestiges tels que présents en 1990
Tracé Cédric Cuz, d'après la brochure « Sentiers Forestiers - Crêt du Maure, Sainte-Catherine » de l'Office National des Forêts et de l'Office du tourisme d'Annecy

Si au cours de son histoire, quelques princes et évêques furent inhumés dans l'église du couvent, c'est Notre-Dame-de-Liesse - en pleine ville - qui sera finalement choisie pour abriter les sépultures des derniers descendants des comtes de Genève...

Les deux couvents à peine fusionnés, les soeurs lancent des appels pour obtenir le cumul de certaines aumônes. Une des requêtes porta sur le don de sel au bénéfice des soeurs, à laquelle le Bureau général des dépenses de Turin répondit que - pour un effectif total de 25 religieuses de choeur + 6 oblates(3) + 6 servantes en 1772 - ce cumul atteindrait alors les 40 livres de sel par an et par tête et que « cette quantité excédant de beaucoup la consommation normale, il s'en suivrait un commerce de sel, ce qui n'est pas permis »... elles n'ont visiblement pas retenue la leçon de leur comportement décrié les précédentes décennies...

Dans la nuit du 14 au 15 octobre 1780, un incendie ravage l'église, la grande cave et d'autres bâtiments du couvent de Bonlieu à Annecy. On évoque alors la piste de faire retourner les soeurs à Sainte-Catherine du Mont, y compris celles de Bonlieu. Le rapport d'un avocat-fiscal abonda en ce sens, argumentant notamment de l'origine royale de la première abbaye sur le second couvent, mais finalement l'église fût reconstruite à son emplacement d'origine, et sera bénie en octobre 1783, sans qu'aucune soeur ne retourne dans le vallon.

Sous l'occupation des révolutionnaires français, un projet prévoit de convertir le couvent de Sainte-Catherine du Mont en caserne. Saisi comme bien national, il sera finalement rasé et les matériaux revendus à la ville d'Annecy pour la somme de 250 francs. Une fabrique de tissus de coton s'installe brièvement sur le site libéré... En 1793, l'Abbaye de Bonlieu, qui n'a pas reçue de nouvelles arrivantes depuis des années, est dissoute.


Après 1772, le site retrouve alors brièvement des fonctions pastorale et agricole, avant l'installation d'une faïencerie en 1780, dirigée par Jean-Claude Burnod - avocat, procureur-syndic d'Annecy entre autre... Cette implantation jusqu'en 1804 initie une production de céramique annécienne moderne, en attirant un nombre assez important de potiers et de faïenciers artisanaux.

La spécialisation requise de la main d'oeuvre et l'absence de savoir-faire locaux nécessitent l'embauche d'ouvriers qualifiés d'origine étrangère et souvent germanique : Christin-Frédéric Zaberer (Bade), François Tripp et Daniel Chefner (Saxe) pour les plus connus.

illustration 2) Ancienne poterie Tripp, on peut lire sur le panneau « Poterie artistique A. Tripp, Annecy, 1907 »
© Musées de l'agglomération d'Annecy
illustration 3) L'ancienne poterie Hertz d'Annecy
© Musées de l'agglomération d'Annecy
illustration 4) Poterie Gojon
© Le Dauphiné Libéré, 1949

Même si certains ateliers avaient déjà été créés durant l'activité de la faïencerie, la fermeture de cette dernière entre 1796 et 1804 contribue à l'augmentation du nombre d'artisans officiant dans la ville.

Les potiers se regroupent dans des quartiers ou des localités bien définies. Ainsi le hameau de Sacconges (commune de Seynod) situé au pied du vallon de Sainte-Catherine en accueille un certain nombre.
À Annecy, ils se concentrent dans les faubourgs du Sépulcre (actuel quartier Loverchy), les quartiers Sainte-Claire, de Boeuf (rue Carnot aujourd'hui) et de Perrière.

Tous ces ateliers de potiers, au nombre de huit en 1808, ne vont pas prospérer... La poterie Hertz, installée depuis 1844 dans l'ancienne église du Saint-Sépulcre, située sur la rive gauche du Thiou, disparaît définitivement en 1966 avec la construction du gymnase du lycée Gabriel-Fauré.
L'atelier de la poterie Tripp, qui revendiquait une fondation en 1728 avant une arrivée à Annecy (Sacconges) vers 1780, est démoli en 1966 aussi.

illustration 5) Le vallon et les bâtiments de Sainte-Catherine en 1949
© Musées de l'agglomération d'Annecy
Il est intéressant de noter que la poterie dite « savoyarde » définie comme telle à partir du début du XXe siècle est pour une grande partie héritée de savoir-faire d'ouvriers d'origine alémanique, voire d'Europe centrale.

La dernière partie de l'histoire du vallon et de la combe entre le Crêt du Maure et les Rochers du Bec est à nouveau agricole. Sainte-Catherine devient un hameau composé de plusieurs fermes, où les annéciens montent y acheter du reblochon.

illustration 6) Vue d'ensemble de l'abri de la Boverie le 8 mai 2011
© Samy, www.refuges.info

Le hameau - composé de quelques fermes et de scieries - est finalement délaissé par ses derniers occupants en 1960.

En 1973 et en 1982, la ville rachète les différents terrains, effectue la sauvegarde des ruines des derniers bâtiments, et y aménage des circuits de randonnées, dont une montée à une croix qui surplombe Sacconges.
Les dénominations des lieu-dits Grangette (petite grange) et Boverie (enclos des boeufs) sont les derniers témoins de l'activité pastorale et agricole de ce vallon...

Au sein de la vaste forêt communale d'Annecy, le canton de Sainte-Catherine représente environ 200 des 460 ha d'espaces verts. Ce vallon à l'abri des rigueurs du climat montagnard constitue une véritable réserve de "gros bois" pour les forestiers - avec les plus anciens arbres d'Annecy -, et abrite l'une des seules futaies régulières d'épicéas en France.


Rumeurs, légendes urbaines et fantasmes autour du vallon de Sainte-Catherine

Natif d'Annecy, j'ai toujours entendu des histoires - des plus anodines aux plus fantasques - au sujet du vallon. Je propose donc une petite démystification de certaines, avec mes maigres moyens...

L'absence d'eau aurait été préjudiciable à la survie des soeurs / à l'activité de la faïencerie

En consultant des sources historiques et d'autres plus récentes, on se rend compte au contraire que le choix du vallon de Saint-Catherine a été bien pensé, celui-ci offrant justement un point d'eau, vital pour l'installation pérenne d'une communauté religieuse. On a d'ailleurs retrouvé parmi les ruines les restes d'une fontaine assez rustique.

Pour la faïencerie, un homme d'affaires avisé n'aurait pas choisi ce site pour installer une telle entreprise si la force motrice ou la ressource brute de l'eau n'y était pas présente en quantité suffisante. Si l'activité n'aura tenue qu'un peu plus de 20 ans à cet emplacement, il faut plutôt regarder du côté de la concurrence qui se développera à partir des années 1800 en ville, et prendre en compte l'isolement et les difficultés d'accès du lieu, pour expliquer la fermeture de l'établissement...

Plus récemment, l'ONF souligne à juste titre la présence du ruisseau de Sainte-Catherine, et en contrebas des ruines une petite mare d'eau noire (noire parce que riche en matière organique). Cette dernière est d'ailleurs régulièrement entretenue car elle a tendance à disparaître spontanément par auto-comblement.

Enfin, il ne faut pas oublier qu'en terme de géologie, une ressource abondante à un moment donné, peut varier dans le temps (mouvement de terrain de surface/souterrain qui détourne l'eau, captation en amont pour une autre activité humaine). Donc le débit constaté de nos jours n'est peut-être pas représentatif du débit entre le XIIe et le XVIIIe siècle au moment des occupations successives du lieu.

illustration 7) Le ruisseau de Sainte-Catherine
© Giada Connestari / Imagéo / ONF
illustration 8) Les eaux noires de la mare, riches en biodiversité
© Giada Connestari / Imagéo / ONF
illustration 9) Plan du réseau hydrographique d'Annecy (extrait centré sur la partie Abbaye de Sainte-Catherine du Mont).
Le terme de "nant" est une terminologie propre aux Savoie pour désigner généralement un ruisseau - parfois un torrent -, ce qui en fait un cours d'eau plus important qu'un ru / ruisselet, et plus régulier en terme de débit qu'un torrent même si les 2 sont pérennes...
À noter que certains nants et rus (Isernon, Trois-Fontaines, Prairie) sont aujourd'hui couverts sur tout ou partie de leur tracé afin de limiter les inondations saisonnières...
« Histoires d'eaux - Maîtriser les ruisseaux », Marie-Claude Rayssac, Carnets d'archives, Ville d'Annecy éditions, ISBN 978-2-918873-08-2.

En conclusion, la fermeture du couvent après 5 siècles et demi, puis celle de la faïencerie, ne semblent pas directement liées à un défaut majeur d'approvisionnement en eau...


Un massacre des soeurs pendant la révolution française ?

Si, dans la nuit du 21 au 22 septembre 1792, les troupes françaises du général Montesquiou envahissent par surprise le duché de Savoie, le couvent de Saint-Catherine du Mont est déjà fermé depuis 20 ans. D'après Fr. Mugnier et les correspondances qu'il a compilé, le site est encore possiblement occupé par l'abbesse De Planchamp et la prieure Duboin (qui seraient âgées respectivement de 78 et 84 ans au moment de leurs derniers courriers vers l'automne 1793). Mais les terrains des différentes congrégations sont alors confisqués comme biens nationaux...

Pourquoi parler d'un massacre alors ? Peut-être parce que l'arrivée des révolutionnaires provoque la fuite à Turin - entre autres - de nombreux membres du clergé, et que les répressions religieuses vont se multiplier durant cette période.

Ensuite parce que le sentiment de la population évolue au fil de l'occupation, et que les habitants finissent par se lasser de la crise économique, des répressions et des interdits religieux, ce qui les poussent à se révolter (révolte d'Annecy ; émeutes de Faverges, de Thorens ; révolte de Thônes) et on compte alors des morts un peu partout lors de ces événements.

Enfin, une autre explication à cette rumeur pourrait venir du cas de Marie-Françoise Duboin - une prieure qui gouverne l'abbaye depuis 1770 -, qui disparaît après l'évacuation menée par les troupes révolutionnaires françaises...

En conclusion, au delà des persécutions religieuses de cette époque, rien n'évoque un massacre visant spécifiquement les soeurs de Bonlieu/Sainte-Catherine.

illustration 10) Une ancienne scierie près de l'ancien couvent de Sainte-Catherine
© Giada Connestari / Imagéo / ONF

Des tombes oubliées et des fantômes dans les ruines

Une histoire(4) raconte que cinq des soeurs - partisanes d'un régime monial plus strict - moururent probablement de contrariété devant les affres de leurs soeurs et de l'Abbesse ; elles furent ensevelies sous les dalles de l'abbaye de Sainte-Catherine du Mont, et leurs tombes furent délaissées lors du déménagement de l'ordre vers Bonlieu. Les soeurs oubliées hanteraient aujourd'hui les ruines...

Si l'abbaye était bien destinée à accueillir la nécropole des comtes de Genève, rien ne laisse à penser que les soeurs étaient mises en terre dans l'enceinte du couvent, et encore moins à proximité des rois et des évêques de haute lignée...

Le plan >> ci-dessus - établi d'après le cadastre de 1732 - ne semble pas faire ressortir la présence d'un cimetière dédié aux soeurs, mais la reproduction d'origine pourrait être incomplète ou simplifiée.

Une des origines de cette histoire peut s'ancrer dans la divergence de point de vue survenue entre Louise de Ballon et les soeurs de l'époque. La première appelle à un re-cloisonnement plus strict des couvents / un contrôle par l'évêque / l'installation en ville, par opposition au système mondain / lieu isolé / très libre prévalant alors dans la vie moniale. De guerre lasse, après quinze années de tractations (1607-1622), Louise de Ballon quitte l'abbaye de Sainte-Catherine du Mont et fonde l'ordre des Bernardines réformées. Cette réformiste non-écoutée en son temps pourrait avoir inspiré les cinq fameuses soeurs. Son lien de parenté(5) avec François de Sales expliquerai que l'on prête aussi à l'évêque une intervention dans le "conflit"(6)...

Enfin, le départ vers Bonlieu n'ayant pas eu lieu dans une précipitation particulière, rien n'aurait empêché les tombes d'être proprement déménagées - si elles existaient...

Quant aux esprits errants qu'on crois voir virevolter entre les arbres et entendre chuchoter à la nuit tombée, Gaël Gautier - responsable de l'unité territoriale Bauges Aravis à l'ONF - y voit plutôt les signes de la présence de chiroptères : « (...) le monastère en ruine fait surtout le bonheur des chauve-souris, qui sont nombreuses à trouver refuge dans la tranquillité de cet espace boisé classé ».

En conclusion, il est difficile de démêler le vrai du faux de cette histoire de tombes oubliées, car elle mêle des faits historiques avérés mais sûrement exagérés, et des assertions qu'il est aujourd'hui presque impossible à vérifier... François Mugnier dans son « Histoire documentaire... » n'évoque jamais une telle histoire, alors qu'il en exhume d'autres des archives, correspondances et documents qu'il a consulté... Pour moi cela tends à ne pas être avéré... Quand aux fantômes, chacun est libre d'y croire ou pas ;-)


Chronologie et repères temporels :
  • 1132 : construction d'une maison forte sur l'île au milieu du Thiou,
  • ...
  • entre 1179 et 1228 (parfois 1160) : fondation de l'abbaye Sainte-Catherine du Mont par les comtes de Genève,
  • ...
  • 1242 : "rupture" de filiation entre Sainte-Catherine du Mont et l'ordre de Bonlieu,
  • ...
  • 1340 : important incendie d'Annecy qui détruit le château,
  • ...
  • 1606 ou 1607 : création, à la mode italienne, de l'Académie florimontane par François de Sales et le président Antoine Favre, vingt-huit ans avant la fondation de l'Académie française,
  • 1607, 4 mars : Louise de Ballon effectue dans l'abbaye sa profession solennelle,
  • 1610 : fondation de l'ordre de la Visitation par François de Sales et Jeanne de Chantal,
  • ...
  • 1622 : Louise de Ballon quitte l'abbaye et fonde l'ordre des Bernardines réformées avec le soutien de l'évêque François de Sales, et ouvre son premier couvent dans le centre-ville de Rumilly,
  • ...
  • 1639 : installation à Annecy du couvent des Bernardines,
  • ...
  • 1648 : les Bernardines s'installent sur le site du faubourg du Pâquier-Mossière,
  • ...
  • 1752, 4 avril : dispersion de la communauté des Bernardines à Rumilly et à La Roche-sur-Foron. Les Cisterciennes non réformées de Bonlieu, installées faubourg de Boeuf (rue Carnot actuelle), investissent le site du Pâquier,
  • 1758 : la population d'Annecy est estimée à 4'500 habitants, mais ne compte aucun potier,
  • ...
  • 1772 : dissolution de l'Abbaye Sainte-Catherine du Mont, dont les 8 dernières soeurs s'installent à Bonlieu, ce qui porte les effectifs de la nouvelle Abbaye de Bonlieu à 25 religieuses de choeur, 6 oblates(3) et 6 servantes,
  • ...
  • 1780 : installation d'une faïencerie dans les murs de l'ancienne abbaye de Sainte-Catherine du Mont,
  • 1780, nuit du 14 au 15 octobre : un incendie détruit l'église, la grande cave et d'autres bâtiments du couvent des soeurs de Bonlieu,
  • ...
  • 1792-1815 : occupation des Savoie par les révolutionnaires français,
  • 1793 : l'Abbaye de Bonlieu (Annecy) qui ne compte plus que 11 soeurs est dissoute,
  • entre 1795 et 1799 : implantation de nombreux potiers issus de l'immigration allemande,
  • 1804 : fermeture de la faïencerie de Sainte-Catherine,
  • ...
  • 1860 : annexion des Savoie à la France,
  • ...
  • 1909-1930 : construction de la basilique de la Visitation,
  • 1911 : transfert de la Visitation au Crêt du Maure et translation des reliques de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal lors de fêtes grandioses,
  • ...
  • 1947 : restauration du petit oratoire désigné Notre-Dame-du-Vallon sur le sentier escarpé du Pas de l'Âne,
  • 1952 : début de la restauration du château et des quartiers historiques,
  • ...
  • 1972 : démolition de la gendarmerie après le départ des militaires vers la nouvelle caserne de gendarmes mobiles (future caserne Dessaix),
  • 1973-1978 : construction du nouveau Palais de Justice, sur les plans de l'architecte Maurice Novarina,
  • 1973 et 1982 : rachat du site par la ville d'Annecy, reboisement du site, aménagement de sentiers de randonnée.

Notes :
  • (1) Couvent de Cisterciennes fondé en 1160, situé au lieu-dit Bonlieu sur la commune de Sallenôves,
  • (2) Cette fois, il s'agit du couvent des Bernardines d'Annecy, surnommé couvent de Bonlieu et installé dans le faubourg du Pâquier-Mossière entre 1648 et 1793...
  • (3) Oblat et oblate sont des laïcs qui sont donnés par leurs parents ou se donnent à un monastère / un couvent qui l'accueille pour leur permettre de vivre certains aspects de la vie et de la spiritualité monastique / moniale, sans pour autant prononcer de voeux,
  • (4) Une « histoire » rapportée par... Le Dauphiné Libéré (pas une grande référence en soi)... dans cet >> article,
  • (5) Louise de Ballon est la jeune cousine de François de Sale,
  • (6) Un événement que je juge fantaisiste serait la visite que François de Sale - alors évêque de Genêve-Annecy - aurait effectué à l'abbaye et durant laquelle l'abbesse lui aurait pour ainsi dire claqué la porte au nez... Qu'une telle action ne soit pas sanctionnée me paraît bizarre, et 150 ans après la mort de François de Sale, il n'aura fallu qu'une année à un autre évêque pour faire fermer défintivement l'abbaye ?! Vraiment étrange...

Sources :



 

Hier/Aujourd'hui : chronologie d'Annecy

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